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William Styron (1925–2006)

Auteur de Le Choix de Sophie

42+ oeuvres 14,735 utilisateurs 250 critiques 42 Favoris

A propos de l'auteur

William Clark Styron was born in Newport News, Virginia on June 11, 1925. He attended Duke University and took courses at the New School for Social Research in New York City, which started him on his writing career. He was a Marine lieutenant during World War II and while serving during the Korean afficher plus War, was recalled from active duty because of faulty eyesight. After leaving the service, he helped start a magazine called the Paris Review and remained as an advisory editor. His first novel, Lie Down in Darkness, was published in 1951. His other books include The Long March and Set This House on Fire. He won several awards including the Pulitzer Prize for The Confessions of Nat Turner and the American Book Award for Sophie's Choice, which was made into a movie in 1982. His short story, A Tidewater Morning, was the basis for the movie Shadrach, which Styron wrote the screenplay for with his daughter. He also wrote several nonfiction books including The Quiet Dust and Other Writings and Darkness Visible: A Memoir of Madness. He died on November 1, 2006 at the age of 81. (Bowker Author Biography) afficher moins
Crédit image: William Styron

Œuvres de William Styron

Le Choix de Sophie (1979) 6,012 exemplaires
Face aux ténèbres (1990) 3,040 exemplaires
Les confessions de Nat Turner (1967) 2,734 exemplaires
Un lit de ténèbres (1951) 945 exemplaires
La proie des flammes (1960) 413 exemplaires
La Marche de nuit (1962) 256 exemplaires
This Quiet Dust and Other Writings (1982) 148 exemplaires
Des havanes à la Maison-Blanche (2008) 96 exemplaires
The Long March | In the Clap Shack (1873) 58 exemplaires
Sophie's Choice, Volume 1 (1984) 34 exemplaires
Selected Letters of William Styron (2012) 34 exemplaires

Oeuvres associées

Unholy Ghost: Writers on Depression (2001) — Contributeur — 492 exemplaires
The Moral Life: An Introductory Reader in Ethics and Literature (1999) — Contributeur — 179 exemplaires
The Best American Essays 1996 (1996) — Contributeur — 133 exemplaires
The Granta Book of the American Long Story (1822) — Contributeur — 99 exemplaires
The Literature of the American South: A Norton Anthology (1997) — Contributeur — 98 exemplaires
Voices in Our Blood: America's Best on the Civil Rights Movement (2001) — Contributeur — 92 exemplaires
William Styron's Nat Turner: Ten Black Writers Respond (1968) — Original novel — 73 exemplaires
Great Esquire Fiction (1983) — Contributeur — 70 exemplaires
The Vintage Anthology of Science Fantasy. (1966) — Contributeur — 66 exemplaires
A Death in Canaan (1656) — Introduction, quelques éditions53 exemplaires
Fathers and Daughters: In Their Own Words (1994) — Introduction — 52 exemplaires
Mark Twain [2001 TV movie] (2001) — Self — 49 exemplaires
The Good Parts: The Best Erotic Writing in Modern Fiction (2000) — Contributeur — 34 exemplaires
Partisan Review (1998) — Contributeur, quelques éditions33 exemplaires
The Best American Short Stories 1979 (1979) — Contributeur — 25 exemplaires
A Portrait of Southern Writers: Photographs (2000) — Contributeur — 13 exemplaires
The Big Love (1986) — Introduction — 10 exemplaires
A Roman Collection: Stories, Poems, and Other Good Pieces (1980) — Contributeur — 8 exemplaires
Law & Disorder: The Chicago Convention and Its Aftermath (1968) — Contributeur — 4 exemplaires
Short Fiction: Shape and Substance (1971) — Contributeur — 3 exemplaires

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Critiques

> Par LEXPRESS.fr : Le Choix de Sophie par William Styron
01/11/2005 ... «Il impose des personnages si attachants et complexes qu'on est bien obligé de parler de chef-d'œuvre.» (Lire, avril 1981)
____________________
William Styron, Le choix de Sophie, traduit de l'américain par M. Rambaud, Gallimard (1981), 636 pages
 
Signalé
Joop-le-philosophe | 86 autres critiques | Dec 15, 2018 |
Une note de l’auteur nous indique comment ce livre a vu le jour. Il est issu d’une conférence que William Styron a donné à Baltimore en mai 1989 « à l’occasion d’un symposium sur les troubles de l’affectivité ». Le texte de la conférence, « considérablement étoffé », a été publié par Vanity Fair en décembre de la même année. Le format ne satisfaisait pas entièrement l’auteur. Il a donc légèrement retouché son texte, qui a pris la forme du livre que je vous présente ici.

Pendant 120 pages, William Styron va nous expliquer sa dépression, comment il a plongé dans cet état, comment il était à ce moment-là, comment il s’en est sorti. Bien sûr, il essaie de tirer de son expérience personnelle des considérations plus générales. Le livre ne suit pas le plan chronologique que je viens de vous décrire.

L’auteur commence son récit par une description d’un voyage de quatre jours, en 1985, à Paris, pour recevoir le prix Cino Del Duca. À moment-là, il était déjà dépressif depuis plusieurs mois. il décrit très bien le fait de ne pas réussir à être heureux alors que tout le monde le serait à sa place. Il décrit aussi l’état de torpeur et de paralysie qui le gagne quand il s’agit de participer à une conversation. Il parle de l’envie de ne plus bouger de son lit.

Après ce voyage, il consulte un psychiatre. Cela l’entraîne à aborder le traitement. Doit-il prendre la forme d’une thérapie, des médicaments, des deux ? J’ai trouvé que ce qu’il disait était vraiment intéressant car pour lui, à une dépression correspond une personne. Finalement, la souffrance d’un individu est difficile à prendre en compte et surtout à comprendre. L’auteur insiste sur le désarroi des psychiatres à comprendre la douleur engendrée par une dépression, un désarroi qu’il tente de cacher en prescrivant uniquement des médicaments (pas d’écoute …)

La conclusion du texte est qu’il vaut mieux être averti de ce qu’est une dépression, ne pas craindre de se faire aider, ne pas craindre forcément l’hôpital, ne pas tarder à consulter et ne pas attendre de plonger définitivement.

Personnellement, j’ai trouvé ce texte très intéressant dans la démarche et dans l’ordre suivi pour expliquer la dépression. On comprend bien le comment, la rapidité et l’ampleur que peut prendre une telle maladie, le pourquoi (un petit peu expliqué mais parfois incompréhensible), la guérison. La partie qui m’intéressait le plus était sur les symptômes de la dépression. Comment est-ce dans la tête d’un malade au moment de la maladie ? Je suis un peu déçue car l’auteur le montre comme s’il était une personne extérieure. Il raconte des situations mais ne note que ce qu’aurait pu noter ses proches, ses amis. Par pudeur et par tact, il ne raconte pas ce que lui a pensé à ce moment-là (je ne sais d’ailleurs pas s’il le pourrait). Par contre, quand il parle de suicide, il raconte ce qu’il se passait dans sa tête. Finalement, il raconte cela uniquement quand il était au fond du trou alors que ce qui pourrait aider c’est de raconter ce qui sa passait dans sa tête avant.

Mon passage préféré est celui qui parle d’Albert Camus et de Romain Gary. Albert Camus vient de mourir dans un accident de voiture. Roman Gary raconte à William Styron les forts moments de mélancolies de l’auteur de L’Étranger. Il lui explique que l’accident de voiture est une forme de suicide car Albert Camus savait que le conducteur de la voiture était un chauffard. Romain Gary n’a jamais compris les moments dépressifs de son ami et ne comprend pas son geste final. Quelques années, il sera lui aussi dépressif et se suicidera. Par cette « anecdote », l’auteur cherche à illustrer que c’est un mal qui peut toucher tout le monde, même ceux qui se croient à l’abri.

En conclusion, je dirai que ce texte a un peu vieilli. Il a été publié pour la première fois en 1990 mais depuis, le grand public est, je pense, plus informé de ce qu’est une dépression. Cependant, le texte incarne, d’une manière personnelle, pour le cas de William Styron, les conseils que l’on peut lire aujourd’hui dans les journaux ou sur internet. C’est ce qui fait clairement sa valeur.
… (plus d'informations)
½
 
Signalé
CecileB | 81 autres critiques | Oct 19, 2014 |
En France, les troubles dépressifs majeurs touchent chaque année environ 8% de la population. Ce chiffre pourrait au moins être multiplié par deux si l'on prenait en compte les personnes présentant un ou plusieurs symptômes sans toutefois que le diagnostic de dépression puisse être établi. Autant dire que vous risquez d'y être confronté au cours de votre vie. Elle peut toucher quelqu'un de votre entourage, l'un de vos proches, un membre de votre famille ou vous-même. C'est le cas de l'écrivain américain William Styron. Dans son milieu, le milieu artistique et intellectuel, elle a fait des ravages et pris la vie de nombre de ses membres: Hart Crâne, Vincent Van Gogh, Virginia Woolf, Arshile Gorky, Cesare Pavese, Romain Gary, Vachel Lindsay, Henry de Montherlant, Sylvia Plath, Mark Rothko, John Berryman, Jack London, Ernest Hemingway, William Inge, Diane Arbus, Tadeusz Borowski, Paul Celan, Ann Sexton, Sergei Essénine, Vladimir Maïakovski.

Puis ce fut au tour de Styron lui-même de subir ce fléau, cette authentique tempête déchaînée dans le cerveau. De cette expérience, il a tiré ce petit livre (qui a pour origine une conférence puis un court essai publié dans Vanity Fair) comme un témoignage, une façon de faire briller une lueur depuis le fond des ténèbres. Il fait partager son expérience de cette maladie si fréquente et pourtant méconnue et dont le fait qu’elle soit si souvent mal comprise ou mal acceptée ajoute encore à la souffrance des malades.

Ce récit est sans concession, Styron se met à nu en tentant de comprendre le désespoir qui l’envahit. Mais il est surtout celui d'un écrivain, celui d'un homme habitué à réfléchir et à retranscrire ses pensées et ses émotions pour les livrer au lecteur. Ces deux facteurs font de ce livre un témoignage percutant et poignant tout en restant sincère et très sobre — on est bien loin du romanesque. Il se lit d'une traite et aide à mieux comprendre la souffrance endurée par les malades.

Tout d’abord cela n’eut rien de vraiment inquiétant, dans la mesure où le changement était subtil, mais je constatais cependant que le décor qui m’entourait à certains moments se parait de tonalités différentes : les ombres du crépuscule semblaient plus sombres, mes matins étaient moins radieux, les promenades en forêt se faisaient moins toniques, et il y avait maintenant un moment en fin d’après-midi pendant mes heures de travail où une sorte de panique et d’angoisse me submergeait, le temps de quelques minutes à peine, accompagnée par une nausée viscérale – des manifestations pour le moins quelque peu inquiétantes, somme toute. Tandis que je consigne ces souvenirs, je me rends compte qu’il aurait dû m’apparaître évident que déjà je me trouvais aux prises avec les premiers symptômes de graves troubles psychiques, mais à l’époque, j’ignorais tout de ce genre d’affection.
http://www.aubonroman.com/2012/08/face-aux-tenebres-par-william-styron.html
… (plus d'informations)
 
Signalé
yokai | 81 autres critiques | Aug 29, 2012 |
En 1947, une jeune écrivain du Sud, Stingo, rencontre Sophie, une jeune catholique rescapée des camps de la mort. On suit alors en parallèle la progression de la relation amoureuse des deux personnes et la narration du martyre de Sophie, évocation de l'univers concentrationnaire et l'expérience de l'holocauste nazi. Les deux veines autobiographiques et historiques insistent sur l'omniprésence du Mal, symbolisé évidemment par l'horreur nazi.
 
Signalé
vdb | 86 autres critiques | Jan 20, 2012 |

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