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Laura Esquivel

Auteur de Chocolat amer

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A propos de l'auteur

She is the award-winning author of Like Water For Chocolate. She lives in Mexico City. (Publisher Provided) Laura Esquivel was born in Mexico City, Mexico on September 30, 1950. Before becoming a full-time author, she worked as a kindergarten teacher and as a writer for children's television afficher plus programs during the 1970s and 1980s. Her first novel, Como Agua para Chocolate (Like Water for Chocolate), was published in 1989 in Spanish and in 1992 in English. It was made into a movie, also written by Esquivel, in 1993. The movie won the Mexican Academy of Motion Pictures award. Her other novels include The Law of Love, Swift as Desire, Between the Fires, and Malinche. She has also published the children's story Estrellita Marinera, an essay entitled The Book of Emotions, and a philosophical treatise called Intimate Suculencias Kitchen. (Bowker Author Biography) afficher moins
Crédit image: Festival Internacional de Cine en Guadalajara

Séries

Œuvres de Laura Esquivel

Chocolat amer (1992) 11,865 exemplaires
The Law of Love (1995) 920 exemplaires
Malinche (2006) 691 exemplaires
Vif comme le désir (2001) 532 exemplaires
Pierced by the Sun (2014) 138 exemplaires
Like Water for Chocolate 36 exemplaires
Mi negro pasado (2017) 28 exemplaires
The Diary of Tita (2018) 26 exemplaires
Als je mijn hart beroert (1991) 10 exemplaires
La Estrellita Marinera (1999) 7 exemplaires
Een zomer vol liefde (2001) 7 exemplaires
REMEDIOS PARA CUERPO Y ALMA (2007) 3 exemplaires
VERDE EN LA COCINA MEXICANA (1999) 3 exemplaires
Ley del amor, La (2015) 2 exemplaires
The Colors of My Past (2020) 2 exemplaires
Lupita Ütü Yapmayı Seviyordu (2016) 2 exemplaires
Verleiding 2 exemplaires
Leesgids Mexico (2002) 2 exemplaires
Felicidade 1 exemplaire
A Pequena Estrela do Mar (2001) 1 exemplaire
Het beste uit Rainbow : een Bijenkorf selectie (1994) — Contributeur — 1 exemplaire
Malinche Malarka slow (2013) 1 exemplaire
Kr̃lek het som chili (1993) 1 exemplaire
A Aldeia do Arroz - eBook (2019) 1 exemplaire
RECETAT E PASIONIT 1 exemplaire

Oeuvres associées

Mexico: A Traveler's Literary Companion (2006) — Contributeur — 25 exemplaires

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Critiques

Bizarre, livre, illustrations, CD des chansons du livre. Donné
 
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Danielec | 12 autres critiques | Apr 24, 2019 |
« Cambiarán de forma nuestros ritos, será otro nuestro lenguaje, otras nuestras oraciones, distinta nuestra comunicación », le dijo Tonantzin, « pero los dioses antiguos, los inamovibles, los del cerca y del junto, los que no tienen principio ni fin, no cambiarán más que de forma. ».* (p. 213, Chapitre 8).

Malinche, personnage controversé s’il en est de l’histoire mexicaine. Malinche, la traître qui, amante de Cortés, lui a servi de traductrice et lui a livré l’empire aztèque. Dans ce roman biographique, Laura Esquivel, Mexicaine qui a fait la une des librairies avec son livre Como agua para chocolate, Chocolat amer, tente de montrer une réalité plus complexe. En huit chapitres, elle retrace les moments marquants de la vie de Malinalli, celle dont l’histoire se souviendra sous le nom dédaigneux de Malinche (bien que Laura Esquivel suggère que c’était en fait le surnom de Cortés, signifiant « le maître de Malinalli »).
Ce ne sont pas forcément les moments les plus marquants de la Conquista que Laura Esquivel choisit d’évoquer, et il m’a fallu quelques fois me référer à d’autres sources pour situer les évènements dans le temps et dans l’espace, ce qui en fait un livre destiné avant tout aux Mexicains et aux lecteurs d’Amérique latine (il faut espérer que la traduction française comporte quelques notes pour situer le lecteur). Le livre se concentre plutôt sur une évocation de la culture préhispanique, tant celle des Mexicas (le nom sous lequel les Aztèques sont ici plus connus) que des Mayas et des cultures qui leurs étaient rattachées et sur les tiraillements intérieurs de cette femme qui « portait sur ses épaules l’immense responsabilité de construire la conquête avec [le fluide sacré de] sa salive. »** (p. 97, Chapitre 4).
Si je ne suis pas convaincue par la véracité historique des faits évoqués dans le livre (en particulier de voir les Aztèques comme les uniques responsables de l’introduction des sacrifices humains dans les pratiques religieuses), ce livre est un passionnant témoignage de l’historiographie telle qu’elle s’écrit pour les Mexicains : la Tula mythique, la religiosité qui imprègne chaque instant de la vie de ces hommes de maïs… Le propos du livre est avant tout le choc de deux systèmes religieux, après que l’illusion que Cortés était Quetzalcoatl revenant auprès de son peuple se soit dissipée, l’un cherchant à fondre l’homme dans les cycles naturels, où les dieux sont la réconciliation des contraires et les garants de l’ordre cosmique ; l’autre où hommes et où un dieu singulier vit hors du monde humain.
A ce titre, le dernier chapitre est très intéressant et donne au livre toute sa portée. Ayant lieu vers 1528, après que les principaux évènements de la Conquista se soient déroulés, il semble déconnecté du reste du livre du point de vue de la psychologie du personnage, mais il me semble caractéristique de l’historiographie mexicaine auquel ce livre participe. On déteste Cortés, on déteste la Conquista, mais il faut bien aimer ce qui en résulte, puisque c’est ce qu’est le Mexique aujourd’hui, où le sang pur n’existe pas, ou tout est métissage, syncrétisme, une culture unique qui ne peut que reconnaître les héritages aussi importants l’un que l’autre de deux cultures qu’il faut donc apprendre à aimer : « Le encantaba ver [a sus hijos] correr por el patio y jugar en el agua de las fuentes que recordaban a Tula y a la Alhambra por igual. Le gustaba que hablaran náhuatl y español. Que comieran pan y tortillas.*** (p. 203, Chapitre 8). Le livre ne dit pas comment il est possible de détester la Conquista mais d’aimer tous les sangs qui coulent dans ses propres veines et qui en sont l’expression directe. Peut-être n’est-ce tout simplement pas possible. Alors qu’importe s’il faut pour cela une pirouette conceptuelle que chacun fait bien attention de ne pas voir.
Sans être un livre d’une qualité exceptionnelle, Malinche est un témoignage intéressant, non sur un épisode passé mais sur sa lecture actuelle. Il me rappelle cette phrase de Neruda : « Se llevaron el oro y nos dejaron el oro » (« Ils nous ont pris l’or et nous ont laissé l’or »), opposant la soif des conquistadors pour les trésors matériels et le cadeau merveilleux de la langue espagnole qu’ils ont fait sans s’en rendre compte, cette langue qui a donné lieu à tant d’échanges et qui fait de Neruda le poète qu’il est. La Malinche est aussi cette figure ambivalente, celle qui précipite la fin d’un monde, mais qui est aussi la fondatrice d’un ordre nouveau et d’une grandeur à venir.

* Tentative de traduction : « Nos rites changeront de forme, notre langage sera autre, autres nos prières, différente notre communication », lui dit Tonantzin, « mais les dieux anciens, les dieux éternels, les dieux du proche et de l’ici, les dieux qui n’ont ni début ni fin, ceux-là ne changeront que de forme. »
** Phrase originale : Malinche, que « cargaba sobre sus hombros la enorme responsabilidad de construir con su saliva la conquista. »
*** Tentative de traduction : « Elle aimait voir [ses enfants] courir dans le patio et jouer dans l’eau de fontaines qui rappelaient tout autant Tula et la Alhambra. Elle aimait qu’ils parlent náhuatl et espagnol, qu’ils mangent du pain et des tortillas. »
… (plus d'informations)
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raton-liseur | 23 autres critiques | Jul 19, 2012 |

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