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A propos de l'auteur

Dava Sobel was born in the Bronx, New York on June 15, 1947. She received a B.A. from the State University of New York at Binghamton in 1969. She is a former New York Times science reporter and has contributed articles to Audubon, Discover, Life, Harvard Magazine, and The New Yorker. She has afficher plus written several science related books including Letters to Father, The Planets, and A More Perfect Heaven: How Copernicus Revolutionized the Cosmos. Longitude: The True Story of a Lone Genius Who Solved the Greatest Scientific Problem of His Time won the Harold D. Vursell Memorial Award from the American Academy of Arts and Letters. Galileo's Daughter: A Historical Memoir of Science, Faith, and Love won the 1999 Los Angeles Times Book Prize for science and technology and a 2000 Christopher Award. She has co-authored six books with astronomer Frank Drake including Is Anyone Out There? She also co-authored with William J. H. Andrewes The Illustrated Longitude. Because her work provides awareness of science and technology to the general public, she has received the Individual Public Service Award from the National Science Board in 2001, the Bradford Washburn Award in 2001,the Klumpke-Roberts Award in 2008, and the Eduard Rhein Foundation in Germany in 2014. (Bowker Author Biography) afficher moins
Notice de désambiguation :

(eng) Do not split into two authors. The author of the popular science books and the co-author of the backache books are one and the same (her website notes that she has written five books and co-written six books).

Crédit image: reading at National Book Festival By Slowking4 - Own work, GFDL 1.2, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=62180034

Œuvres de Dava Sobel

The Planets (2005) 1,947 exemplaires
The Best American Science Writing 2004 (2004) — Directeur de publication — 153 exemplaires
Backache: What Exercises Work (1994) 126 exemplaires
Is Anyone Out There? (1992) 103 exemplaires
And the Sun Stood Still (2015) 24 exemplaires
Backache Relief (1985) 12 exemplaires
Arthritis: What Really Works (1994) 5 exemplaires
Arthritis Exercises (1996) 3 exemplaires

Oeuvres associées

On the Map: Why the World Looks the Way it Does (2012) — Avant-propos — 1,484 exemplaires
Letters to Father : Sister Maria Celeste to Galileo, 1623-1633 (2001) — Directeur de publication — 267 exemplaires
Cosmos (1666) — Introduction, quelques éditions249 exemplaires
Galileo's treasure box (1987) — Introduction, quelques éditions93 exemplaires
Longitude [2000 film] (2000) — Original book — 31 exemplaires
NOVA: Galileo's Battle for the Heavens [2002 TV episode] (2004) — Screenwriter — 14 exemplaires
Omni Magazine March 1983 (1983) — Contributeur — 4 exemplaires
NOVA: Lost at Sea: The Search for Longitude [1998 TV episode] (1998) — Screenwriter — 4 exemplaires
Omni Magazine November 1989 (1989) — Contributeur — 2 exemplaires

Étiqueté

Partage des connaissances

Date de naissance
1947-06-15
Sexe
female
Nationalité
USA
Lieu de naissance
The Bronx, New York, USA
Études
Bronx High School of Science, New York, New York, USA
Antioch College
City College of New York
State University of New York, Binghamton (B.A.|1969)
Professions
science writer
journalist
Prix et distinctions
National Science Board's Public Service Medal (2001)
Bradford Washburn Award (2001)
Klumpke-Roberts Award (2008)
Guggenheim Fellowship (2007)
Notice de désambigüisation
Do not split into two authors. The author of the popular science books and the co-author of the backache books are one and the same (her website notes that she has written five books and co-written six books).

Membres

Critiques

> Dorigny Marcel. Dava Sobel : Longitude. L'histoire vraie du génie solitaire qui résolut le plus grand problème scientifique de son temps. Traduit de l'anglais par Gérald Messadié, 1996.
In: Dix-huitième Siècle, n°29, 1997. Le vin, sous la direction de Jean Bart et Élisabeth Wahl. p. 650. … ; (en ligne),
URL : rel="nofollow" target="_top">https://www.persee.fr/doc/dhs_0070-6760_1997_num_29_1_2209_t1_0650_0000_2… (plus d'informations)
 
Signalé
Joop-le-philosophe | 182 autres critiques | Apr 4, 2019 |
Pendant mes révisions, j’ai écouté de manière intensive le podcast de l’émission de la BBC, A Good Read. Je vous explique le principe de l’émission au cas où vous ne connaissiez pas. L’animatrice invite deux « célébrités » (qu’on ne connaît en général pas si on habite de l’autre côté de la Manche), chacun suggérant aux deux autres une bonne lecture. Les participants ont donc tous lu les trois livres dont on va parler et en discutent pendant une demi-heure. Le concept n’est pas novateur mais c’est toujours surprenant à écouter pour plusieurs raisons. Premièrement, on ne parle pas forcément de nouveautés, les invités peuvent avoir choisi des livres parus il y a vingt ans mais dont ils gardent un souvenir impérissable (cela peut être des best-sellers comme des livres confidentiels). Pour l’occasion, ils les relisent (même les autres invités s’ils l’avaient déjà lu … oui, oui, vous lisez bien, les trois personnes ont lu les trois livres et sont capables d’en parler dans le détail, cela fait rêver je trouve). Les trois participants donnent leur avis de manière extrêmement subjective et honnête : quand ils ont trouvé le livre chiant, il le dise, quand cela fait écho à leur vie, il parle de leur vie, ils rient, s’enthousiasment … Ce n’est pas une émission de critique littéraire, mais bien de conseils de lecture entre amis. Vu la sincérité de l’émission, vous ne pouvez que noter certains titres. Et pour en rajouter une couche, quand un invité propose un livre d’un auteur qu’il connaît personnellement (ou même quand la présentatrice propose un livre d’un auteur travaillant à la BBC), le possible conflit d’intérêts est signalé à l’auditeur. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je trouve que cela fait rêver par rapport aux émissions littéraires et culturelles françaises.

Tout cela pour dire que cette émission est une mine d’or d’idées de lecture et surtout très diverses : il y a des romans, des romans noirs, des classiques, des essais, des mémoires, des livres sur l’Histoire …Et parmi tout cela, j’ai bien accroché à l’émission où était présenté le livre de Dava Sobel, Longitude. Dava Sobel est une journaliste scientifique, qui, d’après sa biographie, a travaillé longtemps pour le New York Times. Un autre de ses ouvrages est disponible en français, La Fille de Galilée (il me tente bien aussi, celui-là). Malgré tout, elle a choisi de ne pas écrire un ouvrage de vulgarisation scientifique au sens classique du terme.

Fin du XVIIième siècle, début du XVIIIième siècle, la marine, marchande ou militaire, anglaise a connu des naufrages majeurs, faisant perdre de l’argent et des hommes. Le plus meurtrier s’est produit le 22 octobre 1707 au large des îles Scilly, où 2000 marins sur 4 navires de guerre britanniques perdirent la vie. Ces naufrages avaient une même cause : la méconnaissance de la position exacte du bateau. Les méthodes prévues pour mesurer la latitude étaient connues et suffisamment précises depuis longtemps. Dava Sobel résume cela avec beaucoup d’humour :

Tout marin digne de ce nom peut établir sa latitude sans trop de peine par la longueur du jour, par la hauteur du Soleil ou par la position des étoiles au-dessus de l’horizon. Christophe Colomb suivit une route droite à travers l’Atlantique quand il longea le parallèle lors de son voyage de 1492, et cette méthode l’eût sans nul doute mené aux Indes si les Amériques ne s’étaient interposées [p. 13].

Pour la longitude, c’est différent car elle dépend du temps. L’idée est qu’il faut connaître l’heure au point où l’on est et l’heure à un autre endroit (le port de départ par exemple) pour savoir où on est. Plusieurs méthodes étaient utilisées, plus inefficaces les unes que les autres. Il y en a notamment une pour laquelle le capitaine du bateau devait regarder le soleil avec une lunette en verre. Apparemment, il y a eu plusieurs personnes qui sont devenues aveugles au bout de quelques années … on se demande bien pourquoi. Comme l’argent est le nerf de la guerre, l’Angleterre a décidé de régler le problème en proposant une sorte de concours, avec un règlement précisant les exigences de précision, de grosses sommes d’argent à la clé et un Conseil de la longitude comme juge du concours (le Conseil a commencé son activité en 1714 et a été dissous en 1828). Pendant tout ce temps, deux méthodes se sont affrontées : les méthodes lunaires et les méthodes mécaniques (celles avec des horloges et chronomètres).

Les méthodes lunaires avaient beaucoup d’inconvénients, notamment dû au fait qu’elles étaient basées sur des observations astronomiques impossibles lors de cieux couverts ou sur l’observation de phénomènes se produisant très rarement. Pourtant, elles étaient considérées comme des méthodes scientifiques, donc de plus grandes précisions. Finalement, elles reposaient sur l’extension d’idées déjà connues depuis longtemps (l’observation du ciel, cela ne date pas d’hier, Ptolémée en est bien la preuve) et il est toujours plus facile d’accepter ce que l’on connaît déjà (un peu) que ce qu’on ne connaît pas du tout. Ce sont les méthodes qui avaient l’appui du Conseil de la Longitude, principalement constitué de personnes avec des connaissances scientifiques.

Les méthodes mécaniques souffraient bien évidemment de cela. John Harrison, ébéniste de formation, s’est fait horloger pour essayer de répondre à ce problème de longitude. De 1714 à 1773, il a construit quatre horloges (ou chronomètre) nommées H1, H2, H3 et H4 (toutes les quatre sont exposées aujourd’hui à l’observatoire royal de Greenwich), chacune ayant ses particularités. Par exemple, la première, H1, est tout en bois, même le mécanisme. H4 est un chronomètre, elle fait ainsi une taille raisonnable. Seules H2, H3 et H4 ont été testées en mer ; Harrison n’ayant pas voulu donner l’horloge H1 car il souhaitait encore l’améliorer (c’était un perfectionniste). Chacune répond, d’après les tests, aux exigences de précisions demandées, et, ne se dérègle pas, malgré des conditions difficiles : variation de température, d’humidité, de pression, mauvais temps. Pourtant, le Conseil de la Longitude mettra énormément de temps à reconnaître la supériorité de cette solution sur les méthodes lunaires (qui seront, elles, finalement utilisées comme méthodes auxiliaires ou de confirmation).

On apprend tout cela dans ce livre, ce qui est déjà énorme car je ne soupçonnais absolument pas que tout cela ait pu exister et en soit, c’est tout de même intéressant de connaître le pourquoi du comment du méridien de Greenwich, de comprendre la manière dont les gens de l’époque ont résolu un problème qui pouvait sembler insoluble, et surtout voir en combien de temps il a été possible de faire admettre aux scientifiques une nouvelle idée (je suis toujours un peu surprise quand je lis cela car c’est censé être les gens parmi les plus rationnels qui existent, et ils semblent pourtant souvent ancrés sur leurs certitudes même si on leur démontre le contraire).

Pourtant, il y a plusieurs choses qui m’ont profondément dérangée dans la forme du livre. La preuve en est que j’ai mis un mois et demi pour lire 200 pages alors que ce qui était dit m’intéressait. Dava Sobel explique de manière détaillée le contexte, les méthodes lunaires, mais aussi les personnes qui interviennent pour résoudre ce problème de longitude. Et finalement, elle s’appesantit plus sur les méthodes lunaires et ses partisans que sur Harrison et son chronomètre.

Déjà, elle a fait le choix de ne pas décrire les inventions d’Harrison pour que son horloge fonctionne : cela prend tout au plus trois pages dans le livre. Le prétexte en est apparemment que c’est un livre grand public. Et là, dans ma tête, je me suis dit que si elle n’arrivait pas à faire comprendre cela, c’est qu’elle ne devrait pas essayer de faire de la vulgarisation scientifique. Au final, si j’essaie de me rappeler les particularités de chacune des horloges, j’en suis incapable alors que c’est tout de même le plus important. Pour ce qui concerne le personnage d’Harrison, c’est la même chose. Elle a décidé de ne pas mettre, dans le texte, de notes de bas de page car c’est un ouvrage grand public (il y a cependant des sources à la fin du livre). Cela implique qu’elle ne cite ni Harrison (père ou fils), ni des témoins de l’époque. Elle arrive, je trouve, à bien faire vivre l’époque, les personnages célèbres mais pas du tout la famille Harrison. Elle parle d’un combat harassant contre le Conseil de la Longitude, de rancœurs … Et à chaque fois qu’elle disait cela dans le livre, j’ai eu l’impression qu’elle plaquait ses sentiments à elle sur le pauvre Harrison. Plus exactement, on voit que cela a été une lutte acharnée pour la famille Harrison de faire reconnaître le procédé, mais tous les sentiments intérieurs qu’elle lui prête, je les ai trouvés faux.

En y réfléchissant après ma lecture, je me suis dit que cela n’aurait tout simplement pas dû être dans le livre. Il ne s’agit pas d’une biographie romancée, mais bien d’un essai à visée historique. Les sentiments de Harrison auraient plutôt dû être cités de ses mémoires que réécrits par l’auteur. Cela ne change pas la crédibilité du livre, mais cela lui donne un côté inachevé, fouillis, un peu décevant.

La dernière chose qui m’a gêné, et je ne suis pas sûre que cela ne vienne pas de l’édition française (grand format et livre de poche), c’est l’absence de photos : il n’y a ni photos des horloges et chronomètres, ni de l’observatoire de Greenwich, ni d’Harrison lui-même alors qu’elle décrit tout cela dans son livre. Parler d’un portrait, sans même le montrer, dans un livre paru avant l’accès facile à internet … j’ai trouvé cela dommage.

Si je résume tout cela, je dirais que j’ai aimé le fond de l’histoire (mais de manière générale, je suis bon public pour les livres racontant la manière dont les découvertes scientifiques se sont faites) mais je n’ai pas du tout accroché à la forme. Pour la défense de l’émission A good read, l’animatrice et le deuxième lecteur avaient signalés que la forme pouvait déconcerter, voire ne pas convaincre.
… (plus d'informations)
 
Signalé
CecileB | 182 autres critiques | May 10, 2018 |

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