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Ses yeux d'eau

par Conceição Evaristo

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Des mystères colorés, des tessons de verre – peut-être de simples déchets – brillaient sur le sol.
(p. 47, “Duzu-Querença”).

C’est ça que j’aime bien dans les masses critiques de Babelio. Des livres que j’aurais feuilletés lors d’un passage en librairie (à condition qu’il soit mis en avant, et les petites maisons d’édition ont souvent une exposition bien limitée, même si je sais que les librairies que je fréquente font des efforts, mais il faut savoir trouver l’équilibre entre travail de découverte et réponse aux attentes usuelles des clients…), mais que je n’aurais probablement pas achetés (parce que je limite mon budget livre déjà conséquent et que j’achète principalement des poches depuis quelques années). Mais là, un résumé me tente, une couverture me fait de l’œil ou un titre m’intrigue, et je me laisse entraîner à cliquer. Et souvent, la magie opère et je me retrouve avec un livre assez improbable dans la boîte aux lettres.
Ce fut encore le cas ce mois-ci, avec ce livre, que j’ai choisi à cause de son titre et de son résumé. Des nouvelles situées dans les favelas brésiliennes, des nouvelles plutôt courtes (en général moins de dix pages) et d’un grand réalisme. La pauvreté extrême n’est pas parée d’oripeaux romantiques, la violence n’est pas sagement cachée sous le tapis. Mais aussi beaucoup de retenue et de nuances dans l’écriture. On sent le tiraillement entre des aspirations à une vie simple et digne et la fatalité du quotidien dans laquelle on est irrémédiablement englué. C’est ce tiraillement tragique (au premier sens du terme, celui de la fatalité) que j’ai aimé lire dans ces nouvelles. Il est très bien rendu par des phrases longuement travaillées, où chaque mot est pesé puis mis à sa juste place. Une langue facile à lire mais qui touche juste et qui fait mal quand il le faut. (Il y a bien quelques mots composés dont l’abondance dans certaines nouvelles m’a un peu agacée, mais je ne sais pas si c’est le fait de l’autrice ou de la traductrice).
Je ne saurais dire quelle nouvelle j’ai préférée, de celle qui donne son titre au recueil et qui est une ode à la relation mère-fille ou de celle qui finit dans le sang (je devrais plutôt dire « celles ») ou dans la folie, ou bien encore les quelques rares histoires qui sortent de la favela mais qui ne semblent pas beaucoup plus heureuses (c’est une autre forme de pesanteur de la vie, bien différente de la pauvreté la plus abjecte, mais ce n’est pas plus gai). Je ne crois pas qu’il y en ait beaucoup qui finissent vraiment bien, du moins pas au sens habituel du terme car parfois mort ou folie sont finalement des fins plus heureuses que ce que l’on aurait pu prévoir.

Une autrice qui semble déjà bénéficier d’une certaine audience au Brésil, et qui mérite d’être plus connue. Ce livre est un deuxième pas, après la publication de recueils de poèmes, et il mérite d’être plus largement diffusé. C’est une belle lecture, difficile et grave, poétique aussi, mais un moment de lecture que je recommande chaleureusement, pour tenter de voir une réalité dont nous sommes tous bien éloignés, en dépassant les clichés exotiques dont nous sommes souvent abreuvés. Un livre à la fois violent et tendre, complexe et simple, une lecture qui rend plus riche de compréhension et d’empathie, même si l’on reste bien démuni face à une réalité qui nous échappe.
Un grand merci aux éditions Des Femmes de m’avoir offert ce recueil, c’est une superbe découverte, celle d’un petit bijou d’écriture trop ignoré, et j’espère que le bouche à oreille permettra à beaucoup plus de lecteurs de croiser le chemin ou les pages de ce livre.
  raton-liseur | Oct 23, 2020 |
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