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Mary Gaitskill

Auteur de Bad Behavior

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A propos de l'auteur

Mary Gaitskill was born in Lexington, Kentucky on November 11, 1954. She received a bachelor's degree from the University of Michigan. She is a novelist, essayist, and short story writer. Her novels include Veronica, The Mare, and Two Girls, Fat and Thin. Her collections of short stories include afficher plus Bad Behavior, Because They Wanted To, and Don't Cry. (Bowker Author Biography) afficher moins
Crédit image: Joe Gaffney

Œuvres de Mary Gaitskill

Bad Behavior (1988) 1,232 exemplaires, 34 critiques
Veronica (2005) 1,171 exemplaires, 27 critiques
Two Girls Fat and Thin (1991) 610 exemplaires, 8 critiques
Because They Wanted to: Stories (1997) 540 exemplaires, 4 critiques
The Mare (2015) 390 exemplaires, 23 critiques
Don't Cry: Stories (2009) 263 exemplaires, 12 critiques
This Is Pleasure: A Story (2019) 127 exemplaires, 5 critiques
Somebody with a Little Hammer: Essays (2017) 106 exemplaires, 2 critiques
Best New American Voices 2009 (2008) 34 exemplaires, 1 critique
Lost Cat (2014) 33 exemplaires
The Devil's Treasure (2021) 29 exemplaires
Bear Witness (2020) 28 exemplaires, 3 critiques
Oppositions: Selected Essays (2021) 12 exemplaires
The Other Place 4 exemplaires

Oeuvres associées

The Story and Its Writer: An Introduction to Short Fiction (1983) — Contributeur — 1,140 exemplaires, 3 critiques
The Best American Short Stories 2006 (2006) — Contributeur — 550 exemplaires, 7 critiques
The Vintage Book of Contemporary American Short Stories (1994) — Contributeur — 485 exemplaires, 2 critiques
The Best American Short Stories 2012 (2012) — Contributeur — 365 exemplaires, 7 critiques
The Top Ten: Writers Pick Their Favorite Books (1997) — Contributeur — 306 exemplaires, 12 critiques
One Thousand and One Nights: A Retelling (2011) — Avant-propos, quelques éditions302 exemplaires, 10 critiques
100 Years of the Best American Short Stories (2015) — Contributeur — 294 exemplaires, 3 critiques
The Best American Short Stories 1993 (1993) — Contributeur — 279 exemplaires, 3 critiques
The Anchor Book of New American Short Stories (2004) — Contributeur — 267 exemplaires, 8 critiques
Object Lessons: The Paris Review Presents the Art of the Short Story (2012) — Introduction — 222 exemplaires, 9 critiques
Under the Bridge (2005) — Introduction, quelques éditions218 exemplaires, 7 critiques
The New Granta Book of the American Short Story (2007) — Contributeur — 214 exemplaires, 1 critique
Why I Write: Thoughts on the Craft of Fiction (1998) — Contributeur — 187 exemplaires, 4 critiques
Nothing But You: Love Stories From The New Yorker (1997) — Contributeur — 187 exemplaires
Secretary [2002 film] (2002) 160 exemplaires, 1 critique
The Best American Short Stories 2020 (2020) — Contributeur — 148 exemplaires, 2 critiques
Light the Dark: Writers on Creativity, Inspiration, and the Artistic Process (2017) — Contributeur — 141 exemplaires, 4 critiques
An American Album: One Hundred and Fifty Years of Harper's Magazine (2000) — Contributeur — 134 exemplaires, 1 critique
The Best American Mystery Stories 2012 (2012) — Contributeur — 126 exemplaires, 2 critiques
The Ecco Anthology of Contemporary American Short Fiction (2008) — Contributeur — 126 exemplaires, 1 critique
Prize Stories 1997: The O. Henry Awards (1997) — Contributeur — 101 exemplaires, 2 critiques
Granta 107: Summer Reading (2009) — Contributeur — 100 exemplaires
Wet: More Aqua Erotica (2002) — Contributeur — 98 exemplaires, 2 critiques
Full Frontal Fiction: The Best of Nerve.com (2000) — Contributeur — 72 exemplaires, 1 critique
Granta 147: 40th Birthday Special (2019) — Contributeur — 58 exemplaires, 1 critique
The Literary Lover: Great Stories of Passion and Romance (1993) — Contributeur — 51 exemplaires, 2 critiques
Bestial Noise: The Tin House Fiction Reader (2003) — Contributeur — 50 exemplaires
Noise: Fiction Inspired by Sonic Youth (2008) — Contributeur — 37 exemplaires, 1 critique
Hers²: Brilliant New Fiction by Lesbian Writers (1997) — Contributeur — 35 exemplaires
Best Music Writing 2010 (2010) — Contributeur — 34 exemplaires
Circa 2000: Lesbian Fiction at the Millennium (2000) — Contributeur — 28 exemplaires
A Manner of Being: Writers on Their Mentors (2015) — Contributeur — 12 exemplaires
Out of Line: Women on the Verge of a Breakthrough — Contributeur — 1 exemplaire, 1 critique

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Critiques

J’ai acheté ce livre la dernière fois que je suis allée à la librairie à Paris. Il était mis en évidence, et le résumé me plaisait plutôt. Cela commence toujours comme cela …

Apparemment, on en a beaucoup parlé, mais comme je n’avais rien entendu donc je vais supposer que vous êtes dans le même cas. Ce court roman (100 pages) est présenté comme le roman de #MeToo, mais pas côté victime, plutôt côté société. L’histoire se déroule à New York, dans le milieu de l’édition. Le livre alterne deux points de vue. Le premier est celui de Quin, qui vient d’être licencié de la maison d’édition où il travaillait (et à qui il assurait un certain succès), après avoir été accusé de comportements inappropriés avec les femmes. On ne parle pas ici de viol à proprement parler, mais de questions et remarques déplacées sur les préférences sexuelles des femmes, ainsi que de gestes trop appuyés. Le second point de vue est celui de Margot, amie de longue date de Quin, qui prend sa défense, même si elle est en colère contre lui, car elle l’avait prévenu que son comportement pouvait lui attirer des ennuis.

Ce livre m’a profondément dérangé. L’auteure veut faire la démonstration qu’après #MeToo, on ne peut plus se permettre les mêmes choses qu’avant. Sur le constat, je suis plutôt d’accord. Sur la manière dont Mary Gaitskill veut nous le montrer, beaucoup moins. J’ai personnellement eu le droit à des blagues graveleuses à mon travail, quand j’étais plus jeune, et cela ne m’a jamais plus dérangé plus que cela. Mais là, on ne parle pas de cela : un monsieur demande à sa secrétaire si elle aime la fessée, car cela l’aiderait à mieux la comprendre. Il fait du shopping avec des femmes avec qui il ne devrait pas entretenir ce type de relation, puisqu’il a une relation de subordination avec elles. L’ensemble de son comportement est complètement inapproprié, mais à mon avis, l’était déjà avant #MeToo. Il confond ses amitiés, avec ses relations professionnelles.

L’auteur, au lieu de contrebalancer le point de vue de Quin avec celui d’une victime, utilise celui de Margot. Son argument est que oui, Quin peut être lourd, que son comportement peut être gênant, mais qu’il est fondamentalement gentil. Son principal souci est d’aider les autres. D’ailleurs, il a essayé de se comporter comme cela avec Margot, mais elle l’a tout de suite rembarré et après ils sont devenus les meilleurs amis du monde. Il a d’ailleurs fait beaucoup pour elle, en lui permettant de se construire une confiance en soi. Les autres auraient dû faire pareil, si cela les dérangeait tant que cela.

Comment dire ? Ce livre manque totalement d’empathie. L’auteure n’arrive pas à saisir la variété des situations. Des femmes peuvent se sentir obligées de tolérer certaines choses, parce qu’elles pensent que si elles ne le font pas leur carrière est fichue. Elles peuvent aussi ne pas être capables de saisir sur le moment qu’une situation est dangereuse, et qu’une fois que celle-ci est installée, il peut être difficile de s’en sortir. Une situation peut dégénérer, jusqu’à vous pourrir la vie entière, alors qu’au début ce n’était pas si grave. Je suis d’accord qu’il ne faut pas tomber dans la caricature inverse, en faisant de l’homme le plus grand des monstres, alors qu’il était adulé le jour d’avant. Mais de là à dire qu’il n’y a aucun problème, que ce n’est qu’une question d’époque, je suis perplexe. Après, est-ce que l’on peut se donner l’excuse du milieu où se déroule l’histoire ? Franchement, je ne sais pas.

En ce qui concerne le roman, c’est bien construit. L’alternance de courts chapitres amène un certain rythme, qui rend le livre assez plaisant à lire, malgré l’histoire. On comprend bien le point de vue de Quin. On le prendrait presque en pitié, car il voit la vie qu’il aimait s’écrouler. Dans les derniers chapitres, il dit même que des gens comme lui ne pourront plus exister. Par contre, sa gentillesse et son désir d’aider les autres m’ont paru assez superficiels. Je n’ai pas compris Margot. Elle nous parle plusieurs fois de colère contre Quin, mais je ne l’ai pas lu. C’est juste une parole lancée, comme cela. J’ai plutôt ressenti du dépit, sa colère étant plutôt contre elle. Elle n’a pas su voir le danger, avant qu’il se profile.
Je pense que j’aurais dû m’abstenir de lire ce livre. J’ai été attiré par une histoire autour de #MeToo, mais j’aurais dû me méfier des milieux artistiques new-yorkais. Leurs préoccupations sont trop différentes des miennes, et je n’arrive en général pas à bien saisir les enjeux des romans dont ils sont le centre.
… (plus d'informations)
½
 
Signalé
CecileB | 4 autres critiques | Jul 2, 2020 |

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