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Loading... Sukkwan islandpar David Vann
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C'est sûr ! Inscrivez-vous à LibraryThing pour découvrir si vous aimerez ce livre http://kallikrates.net/2010/01/24/suk... ( )Un très grand thriller dans lequel son auteur a parfaitement maîtrisé l'inquiétante étrangeté d'une situation qui tournera au drame.Un décor somptueusement décrit d'un no man's land sauvage dans lequel les troubles inavoués de la culpabilité remontent à la surface.A lire absolument ! Critique EVENE par Faustine Amoré La page 113. L’obsédante page 113. C’est là que 'Sukkwan Island' débute vraiment, pour ne jamais s’arrêter tant les images mentales qu’il suscite obnubilent. Sukkwan Island est un îlot perdu au large de l’Alaska. Le lieu du bilan, le temps d’une année, imposé par un père à son fils de 13 ans. Mais aussi le premier roman traduit en français d'un auteur dont l'entrée fracassante sur la scène littéraire américaine donne une véritable consistance aux thèmes de la folie et de la contradiction. David Vann ne ménage ni ses personnages ni celui qui assiste impuissant au suspense intenable qu'il tisse crescendo. Rien dans la première partie de ce roman déroutant ne laisse présager l'horreur de la seconde. Sa lenteur n'a pour ambition que de refléter la lourdeur du quotidien, loin du monde, de la société de consommation et des "folies de l'humanité". L'auteur décortique avec brio, dans un dialogue le plus souvent amené sans incise ou mêlé indirectement au récit, l'immaturité d'un père en proie à la démence, un père qui ne sait exister que dans l’antagonisme (il pleure notamment chaque jour malgré sa propre volonté de se rendre sur Sukkwan Island). Une figure parentale qui n'a jamais été capable de démontrer un intérêt pour ses enfants jusqu'au jour où il décide d’en embarquer un pour une expédition censée le remettre sur les rails. David Vann frappe fort, donc, dans sa description des rapports père-fils. Il détonne dans son entreprise de sonder l'âme humaine, à révéler au grand jour son mal-être et sa lâcheté, à métaphoriser un enfer et un point de non-retour insoutenables. On retrouve la morale d'Hobbes dans cette prose envoûtante : le pire prédateur de l'homme, cela reste l'homme lui-même. Noir, captivant, écœurant : tout bonnement sidérant. aucune critique | ajouter une critique
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