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Crime et châtiment par Fyodor Dostoyevsky
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Crime et châtiment

par Fyodor Dostoyevsky

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  2. ateolf recommande L'Homme sans qualités, tome 1 de Robert Musil
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  5. DLSmithies recommande L'Étranger de Albert Camus, "A compare-and-contrast exercise - Raskolnikov is all nervous energy and hypertension, whereas Meursault is detatched, calm, and won't pretend to feel remorse. (en voir plus) Two masterpieces."
  6. Booksloth recommande Anna Karénine de Leo Tolstoy
  7. PrincessPaulina recommande L'Idiot de Fyodor Dostoevsky, ""The Idiot" is overlooked compared to Dostoevsky's other work, but in my opinion it's the most engaging. Deals with upper crust society in pre-revolutionary (en voir plus) Russia"
  8. infiniteletters recommande Le tigre blanc de Aravind Adiga
  9. chrisharpe recommande L'Étranger de Albert Camus
  10. SanctiSpiritus recommande Les Carnets du sous-sol de Fyodor Dostoyevsky

(voir toutes les recommandations de 12)

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3 sur 3
Avec son image à la fois mystique et sensuelle, dans la droite ligne de la tradition slave, Fédor Dostoïevski a de quoi faire peur. Qui pis est, le malheureux avait, tout comme notre Victor Hugo national, une faiblesse accentuée pour les développements et digressions philosopho-religieuses qui atteignent leur summum dans « Les Frères Karamazov. » Ça et les patronymes russes si pittoresques mais dotés de rallonges multiples ont fait fuir plus d’un lecteur pourtant bien résolu à « aller jusqu’au bout » de Dostoïevski. La voie du succès littéraire est jalonnée d'injustices ineptes.

Je parle d'injustice car, si l’on observe « Crime et Châtiment » d’un point de vue purement technique, on ne peut que s’incliner devant l’impeccable rigueur de la construction. Aucun détail n’y est superflu, un personnage qui nous apparaît « de trop » dans la première partie s’avère en fait essentiel au bon fonctionnement de la troisième, le discours à la fois philosophique et social de Raskolnikov est tout, sauf fumeux, en un mot, si disparates qu’elles se présentent parfois, toutes les pièces du puzzle s’imbriquent au millimètre près.

Certes, on peut tiquer devant le goût mélodramatique de l’époque dont Dostoïevski, qui publiait en feuilleton, était évidemment tributaire. Mais la nécessité de pousser le lecteur à acheter « la suite au prochain numéro » est aussi l’une des forces du roman : sans ce besoin, le romancier n’aurait sans doute pas organisé ses scènes de façon à laisser presque toujours le lecteur sur sa faim.

L’épilogue et la « rédemption » du héros laissent aussi à désirer – enfin, c’est mon avis. Mais l’idéologie religieuse de Dostoïevski s’inspirant bien entendu du principe chrétien : « Souffrez et il vous sera pardonné » me rend sur ce plan fort peu objectif, voire facilement exaspéré, je tenais à le préciser.

L’intrigue est à la fois très simple et très complexe. Raskolnikov, jeune étudiant d’une intelligence certaine et même brillante mais de complexion indéniablement caractérielle, se détache de ses études et, au lieu de chercher à les payer en travaillant en parallèle en tant que précepteur ou traducteur occasionnel, comme son ami Razhoumikine, s’enferme peu à peu dans son monde et se pose la question suivante : le meurtre d’un être mauvais, pervers, fourbe, parasite et inutile peut-il se justifier par les bienfaits éventuels que la disparition de cette personne apporterait à plus malheureux qu’elle ? Et, par extension, tout est-il permis en ce bas monde si l'intention est bonne ?

Pendant ce temps, Raskolnikov apprend que sa sœur, Dounia, se décide à épouser un homme qu’elle n’aime pas, Piotr Petrovitch Loujine, afin d’échapper à une situation de gouvernante chez autrui et de garantir du même coup l’avenir de sa mère et aussi les études de son frère.

Dans la fièvre de ses idées et dans la rage de son orgueil, il se rend chez une vieille usurière chez qui il avait déjà déposé un « gage » afin de reconnaître les lieux et l’assassine à coups de hache. Le hasard – encore lui – le force à tuer également la sœur de sa victime, Élisabeth, qu’il prétendait pourtant délivrer la première de la tyrannie de la vieille femme.

De fil en aiguille et même si Raskolnikov, par une chance inouïe (on serait tenté d’écrire la chance du débutant), échappe aux recherches de la Police, la mécanique s’emballe. Bien loin de se sentir délivré et heureux, bien loin de se sentir l’un des ces hommes « extraordinaires » qui, selon lui, ont le droit de tuer pour le bien de l’Humanité, Raskolnikov s’enfonce de plus en plus dans la détresse morale et l’insatisfaction.

En arrière-plan apparaissent une foule de personnages : l’ivrogne et père indigne, l'ancien fonctionnaire Marmeladov, qui a laissé sa fille, Sonia, se prostituer et se mettre « en carte » pour que mange toute sa famille ; Catherine Ivanovna, seconde épouse, puis veuve de Marmeladov (lequel se suicide en se jetant sous les pas d’un cheval de fiacre), qui finit par perdre la raison après l’enterrement mémorable de son époux ; le prétendant de Dounia, Pierre Petrovitch Loujine, l’un des « salauds » les plus terribles et les plus tartuffards de toutes la littérature ; l’exubérant et intègre Razoumikhine, ami et condisciple de Raskolnikov, qui finira pas épouser Dounia ; le troublant Porphyre Petrovitch, juge d’instruction très tôt persuadé de la culpabilité de Raskolnikov et à qui Harry Baur prêta jadis sa silhouette monolithique dans le film de Pierre Chenal ; Lebeziatnikov, le socialiste utopiste, exaspérant mais foncièrement honnête et qui aime en secret Sonia Marmeladov ; et Sophie Semionovna, justement, la fille de Marmeladov, la « fille perdue » qui tombera amoureuse du héros si tourmenté de Dostoïevski et le suivra au bagne. Sans oublier le personnage d’ Arcady Svridigalov, ex-escroc, ex-tricheur professionnel, propriétaire terrien qui avait failli « perdre de réputation » la sœur de Raskolnikov et qui, toujours amoureux d’elle, se suicide tout à la fin du roman lorsqu’il comprend qu’elle ne l’aime pas et ne l’aimera jamais.

Oui, on se suicide beaucoup chez Dostoïevski. Mais cela passe à peine pour une marque de faiblesse. C'est plutôt l'aboutissement d'une quête quasi mystique - en tous cas, je l'ai ressenti comme tel.

Quand on sait que Dostoïevski travaillait sans plan pré-établi, conservant les grandes lignes de son intrigue uniquement dans sa tête et avançant à coups de petits dialogues griffonnés sur ses carnets, on ne peut que rester ébloui par le résultat ainsi obtenu.
Par sa concision, par l’ampleur des questions qu’il soulève cependant et par la puissance des personnages, « Crime et Châtiment » est un grand livre. Et si vous ne deviez lire qu’un seul roman de Dostoïevski, ce serait lui qu’il faudrait choisir. Sans hésitation. ( )
  boullenger | Mar 14, 2010 |
bien ( )
  deschamps | Jul 9, 2009 |
Juste : magnifique ! ( )
1 voter CyCy | Feb 1, 2009 |
3 sur 3
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Wikipédia en anglais (2)

Barnes & Noble Classics Collection

Crime and Punishment

Description du livre

Amazon.com Product Description (ISBN 0679734503, Paperback)

With the same suppleness, energy, and range of voices that won their translation of The Brothers Karamazov the PEN/Book-of-the-Month Club Prize, Pevear and Volokhonsky offer a brilliant translation of Dostoevsky's classic novel that presents a clear insight into this astounding psychological thriller. "The best (translation) currently available"--Washington Post Book World.

(importé d'Amazon Tue, 05 Jan 2010 12:56:04 -0500)

(voir toutes les 9 descriptions)

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