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Groupe:  Lectures des francophones ignore
Sujet:  domguyane - 2010 0 / 6 lus

Fév 7, 2010, 7:55pm (haut)Message 1: domguyane

je commence très mal l'année Orgueil et préjugés et zombies :un sens de l'humour décalé qui est au-delà de mes capacités. Long,bien trop long. L'idée était peut-être bonne, mais franchement je survole les pages et malgré cela j'ai du mal à arriver à la fin.
C'était un coup de coeur de ma libraire. On ne m'y reprendra plus.
On prend le texte de Austen, les personnages sont des ninjas formés en Chine ou au Japon et on tue des zoombies, qui eux-mêmes tuent à tour de bras. J'ai du mal à y voir un intérêt.

Fév 11, 2010, 3:32pm (haut)Message 2: grimm

Effectivement vu la description, si c'est au premier degré, ça n'a pas l'air terrible. Dommage que le second degré n'aie pas fonctionné...

Fév 17, 2010, 5:42am (haut)Message 3: domguyane

La mystérieuse flamme de la reine Loana de Umberto Eco

Est-ce un roman, est-ce une biographie romancée ? Cette oeuvre répond probablement à la fois à ses travaux de linguiste et au retour qu'il fait sur sa vie.
On y parle d'un homme, antiquaire en livres anciens, d'une grande culture, qui a perdu la mémoire. Dans une première partie lui revient des bribes d'automatismes qu'il ne sait pas relier à sa vie, et tout ce qui fait sa vie affective l'a quitté.

Pour essayer de la retrouver il retourne dans la maison de campagne de son enfance, où il tente de recomposer sa vie à travers les lectures de son enfance, et tout particulièrement les bandes dessinées.
J'ai survolé cette seconde partie, très longue, trop longue, car je n'ai pas du tout la même culture de la BD américaine des années 40 et 50, et je ne suis pas italienne. En tout cas, même en version poche une très belle iconographie de ces années là.

Dans la troisième partie, il a eu une nouvelle attaque qui le plonge dans un coma, dans le brouillard qui est le leit-motiv de tout le livre, il refait les liens, il retrouve le fil conducteur de sa vie.
Une langue très riche, sans aucune pédanterie, le souci du détail, car dans sa quête chaque détail peut être celui qui déclenchera le réveil de sa mémoire.

Qu'un regret : ne pas être capable de partager la nostalgie de sa jeunesse.

Message modifié par son auteur, Fév 17, 2010, 5:43am.

Fév 17, 2010, 6:17am (haut)Message 4: domguyane

Eux de Joyce Carol Oates
Les débuts de Madame Oates dans sa carrière littéraire : la saga d'une famille de "petits blancs" comme on dirait dans le sud, mais ça se passe à Détroit, des années 40, 50 aux grandes émeutes des années 60.

Elle nous prévient : il s'agit presque d'une biographie, puisqu'elle a puisé dans la vie d'une de ces anciennes élèves des cours du soir qui lui reprochera plus tard de l'avoir laissée sur le bord de la route.

Ce qui explique probablement qu'on est à la fois très "dans le livre", je l'ai dévoré, mais également en dehors, ces personnages, fêlés, tarés, on en est très proches, mais quand même spectateurs.Et puis on lui sait gré d'en dire beaucoup, mais pas de tout nous dire, parce qu'on sait que dans la réalité, c'est souvent bien plus glauque.

On se rend bien compte que la vie est faite de ces petites choses, de ces embranchements qui n'ont l'air parfois de rien, et qui changent une vie, en vie de raté ou une vie de réussite.

Et "eux" ce sont déjà les personnages des livres de Oates, ces petites gens de l'Amérique ceux qu'ont pas de bol, qu'ont raté les bons embranchements, dont elle pourrait probablement faire partie si la lecture puis la littérature ne l'en avait pas sauvée.

Message modifié par son auteur, Fév 17, 2010, 6:28am.

Fév 17, 2010, 6:27am (haut)Message 5: domguyane

De Daniel Arasse, On n'y voit rien : A partir de quelques tableaux de maitres, un historien d'art nous amène avec un magnifique bagage culturel et beaucoup d'humour à voir autrement, ou à voir tout court. C'est passionnant.
Moi je l'ai en folio, mais c'est dommage.

Mar 2, 2010, 7:37am (haut)Message 6: domguyane

Mémoire infidèle de Elizabeth George
Appeler "thriller" un bouquin de 800 pages, alors qu'au bout de 400 on se dit "pff encore tout ça à lire" ... :

Un virtuose du violon fait un blocage du jour au lendemain, des personnes de son entourage se font écraser, une petite soeur débile est morte dans des conditions douteuses, viennent se greffer des histoires de policiers british dont on ne sait pas ce qu'il viennent faire dans l'histoire, mais on peut imaginer que ce sont des personnages récurrents chez cette auteure.

C'est tellement long, et les personnages m'ont si peu captivée que je m'en suis fichu totalement de ce qu'il leur advient... on veut juste que ça se termine ! La fin aurait pu être piquante avec un bouquin amputé des deux tiers.

(Haut de page)

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